Nous sommes à l’époque des retours aux sources, certains veulent garder les souvenirs d’avant 62, d’autres veulent retrouver leurs racines en foulant la terre où ils sont nés. D’autres encore s’interrogent sur le devenir de l’Algérie et militent pour le rapprochement des peuples. Quelque soit la position elle n’est pas neutre car nous portons ce pays dans nos tripes et ce pays semble avoir, selon les informations qui nous parviennent, encore beaucoup d’obstacles à surmonter. Il entre dans une aire de paix qui devrait permettre un développement économique et nous ne pouvons que souhaiter que les obstacles soient le mieux possible négociés pour pouvoir les surmonter efficacement. La protection et la conservation du patrimoine, l’état d’insalubrité de certains lieux, la prolifération de programmes de constructions qui manque de cohérence sont quelques défis parmi tant d’autres que l’Algérie doit relever face à la mondialisation. Ce n’est pas tout simple, un débat semble s’engager là bas, pourquoi ne s’engerait il pas ici aussi. Puisque nous affirmons, tous plus ou moins, que nous avons ce pays dans les tripes, c’est peut être le moment d’y prendre part. Vous allez me dire pourquoi s’occuper de ça alors que nous avons des revendications qui ne sont pas prises en compte et pour lesquelles des associations se battent encore, je vous répondrais que plus les choses iront bien là bas, plus elles iront bien ici pour nous et, de plus, il y a des sujets qui intéressent les deux rives de la Méditerranée comme par exemple le dessalement de l’eau de mer alors que, visiblement, la France, depuis quelques années, est entrée dans une période ou l’eau commence à poser problème.